
Dans cette série de deux articles, nous explorons comment le cinéma soudanais a tenté de résister à des décennies de dictature et de violences d’Etat visant à détruire, à travers l’art, l’identité même du pays. Face à cet effacement, des artistes, militant·es et archivistes, comme la réalisatrice Sara Suliman, se battent pour conserver les traces de l’histoire du Soudan et lutter contre l’oubli.

Dans cette série de deux articles, nous explorons comment le cinéma soudanais a tenté de résister à des décennies de dictature et de violences d’Etat visant à détruire, à travers l’art, l’identité même du pays. Dans ce premier volet, Abeer et Anan Abdulla retracent l’histoire du cinéma soudanais, qu’elles définissent comme un « artivisme », au croisement de l’art et de l’activisme politique.

Dans notre dernier article, on vous parlait de la scène rap soudanaise mise en avant par le projet Rap Shar3. Aujourd'hui, on a traduit pour vous deux de ces morceaux de rap.

Malgré la guerre qui fait rage au Soudan depuis maintenant presque deux ans, une vingtaine de rappeurs soudanais se sont rassemblés pour produire des morceaux inédits via le projet Rap Shar3 (Rap de Rue).

Le 17 août 2020, un jeune poète soudanais, Abdelwahab Youssef, dit « Abdelwahab Latinos », mourait en mer Méditerranée, en tentant de joindre l’Europe, laissant derrière lui une cinquantaine de poèmes magnifiques. Nous traduisons ici des extraits inédits de deux de ses poèmes, intitulés "Sur la guerre", et "Voyage d'un récit exilé".