
Depuis les camps de réfugié·es en Grèce, des exilé·es soudanais·es ont entamé mercredi dernier une grève de la faim pour dénoncer la criminalisation grandissante des personnes en quête d’un refuge, détenues illégalement par les autorités grecques financées par l’Union Européenne. Voici leur communiqué traduit en français.

Aujourd'hui, le 1er septembre, débute le procès de nombreux adolescents à Chania sur l’île de Crète (Grèce), dont la plupart sont Soudanais. Tous sont faussement accusés d’être des « passeurs » pour avoir conduit les bateaux de fortune dans lesquels ils ont franchi la Méditerranée. Le réseau De.Criminalize appelle à se mobiliser partout en Europe pour demander leur libération.

À Pantin en banlieue parisienne, des mobilisations s’organisent contre l’expulsion imminente des squats Al Zol et la Trotteuse, où habitent 120 personnes en difficulté d’accès au logement, dont une majorité sont en exil. L’équipe de Sudfa est allée à la rencontre des habitants d’Al Zol, devenu un lieu central des luttes des exilé·es à Paris pour le droit à un logement digne.

Cet été, l'équipe de Sudfa s'est rendue en Ouganda, pays frontalier du Soudan du Sud, qui est un des principaux foyers d'accueil des réfugié·es soudanais·es depuis le début de la guerre. Les politiques d'accueil ougandaises leur ont permis de faire renaître à l'étranger une véritable vie culturelle et politique soudanaise, et de poursuivre les objectifs de la révolution soudanaise en exil.

Mercredi 1er mai, 8 000 réfugié·e·s soudanais·e·s vivant dans les camps de Komar et Olala à la frontière soudano-éthiopienne ont décidé de se rendre à pied dans la ville éthiopienne la plus proche, fuyant l'insécurité et les mauvaises conditions de vie dans les camps. La marche a été réprimée par la police éthiopienne, et les réfugié·e·s attendent toujours des solutions.